Quand la mort devient un tremplin : l’hypocrisie des hommages posthumes à Boupendza
Depuis l’annonce tragique du décès d’Aaron Boupendza, international gabonais, mort après une chute du 11e étage d’un immeuble en Chine, les réseaux sociaux sont en feu. Des vagues de soutien, des publications pleines d’émotions, et surprise une avalanche de sons “hommages” signés par des artistes gabonais , notamment l'artiste Gabonais ( GARÇIN L'AGAÇANT ) , qui pour l'occasion à sorti sur sa chaine youtube, un titre hommage à Boupendza. Tout d’un coup, tout le monde aime Boupendza. Tout le monde “le connaissait”, tout le monde “le respectait”. Mais où étaient-ils quand il était encore vivant ?
Il est temps de poser les vraies questions. Car ce qui se passe aujourd’hui, ce n’est pas un hommage, c’est de l’hypocrisie en stéréo. Un opportunisme déguisé en compassion. Des artistes qui n’ont jamais levé le petit doigt pour soutenir Boupendza lorsqu’il était vivant, se précipitent maintenant pour poser leur voix sur un beat triste en espérant surfer sur la vague d’émotion. Pathétique.
Quand Boupendza faisait les gros titres à cause de sa sextape, où étaient ces chanteurs à la larme facile ? Quand il était traîné dans la boue sur les réseaux sociaux, où étaient ces mêmes artistes qui aujourd’hui chantent son nom avec fierté ? Silence radio. Personne. Pas un mot, pas un post, pas une story. Pire encore, certains riaient ou regardaient en silence, comme si sa chute publique était un spectacle.
Mais voilà, Boupendza est mort. Tragiquement. Et soudainement, il devient un sujet bankable. Un nom qui génère du clic. Un bon titre pour un freestyle “spontané” ou une publication “émouvante”. Triste époque, où il faut mourir pour qu’on vous aime.
Le plus choquant ? C’est que certains ne se cachent même plus. Leur “hommage” est à peine dissimulé sous une couche de tristesse mal jouée. Dans le fond, ils ne rendent pas hommage à Boupendza : ils se rendent hommage à eux-mêmes. Ils se servent de sa mort comme d’une scène pour exister, pour faire le buzz, pour se refaire une image. C’est écœurant.
Ce drame aurait pu être un moment de remise en question. Un moment pour réfléchir à la façon dont on traite nos héros quand ils ne sont plus au sommet. Mais non. C’est devenu un spectacle. Un nouveau challenge TikTok pour pleurer en playback.
Il est temps de dire stop à cette hypocrisie. L’hommage le plus sincère, c’est celui qu’on fait quand la personne est encore là pour l’entendre. Soutenir quelqu’un pendant ses bas, c’est là que le respect se prouve. Le reste, ce ne sont que des larmes de crocodile.
À ceux qui veulent vraiment honorer Boupendza : commencez par respecter la mémoire en gardant le silence si vous n’avez rien dit de vivant.
RIP LA LÉGENDE NOUS T'AIMONS TRÈS FORT
nos condoléances les plus distinguées à toutes la famille de AB7
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